Métiers du bien-être : comment devenir sophrologue ?

sophrologue

Depuis quelques années, la discipline de sophrologie est en plein essor en France, à en croire les chiffres du métier. En effet, 94% des Français ont entendu parler de la sophrologie, selon un sondage de BVA pour la Chambre Syndicale de la Sophrologie. Certes, la profession s’est fait une place parmi les disciplines du mieux-être et du développement personnel, mais encore peu de Français savent précisément en quoi consiste ce métier.

Les missions de la sophrologie

Que ce soit à l’hôpital, dans un cabinet libéral ou au sein d’un institut de bien-être, la profession de sophrologue amène le professionnel à réaliser différentes prestations liées au bien-être de son patient. Bien entendu, quel que soit le lieu d’exercice de la sophrologie, les visées chez le patient restent les mêmes :

  • détente physique,
  • épanouissement personnel,
  • confiance en soi,
  • pensée positive,
  • adaptabilité face aux situations malencontreuses,
  • dynamisme dans la réalisation des projets,
  • gestion positive de la pensée,
  • gestion de l’intensité de la douleur,
  • sevrage tabagique ou lutte contre les différences addictions,
  • développement des capacités de concentration,
  • traitement du trouble du sommeil…

Quelle formation suivre pour devenir sophrologue ?

La discipline de la sophrologie est reconnue, mais elle n’est pas encore réglementée en France. Cependant, la profession n’en demeure pas moins attirante, et elle n’a eu de cesse de voir émerger de nombreux pratiquants de toute part. Fondée en 1960 par le neuropsychiatre colombien Alfonso Caycedo, cette médecine douce associe relaxation et méditation pour favoriser un état de bien-être chez le patient :

  • apprendre à devenir autonome,
  • apprendre à diminuer l’aspect inhibant des émotions,
  • apprendre à contrôler ses pensées négatives…

Jusqu’à ce jour, la loi française n’impose aucune voie de formation pour devenir sophrologue, mais il est déconseillé d’exercer la profession sans avoir suivi un parcours adéquat. Cela dit, la formation ne constitue pas une étape qui permet de bénéficier d’un titre ou d’une légitimité aux yeux de la loi. Elle est tout simplement indispensable pour apprendre les protocoles de la psychologie comportementale et connaître toutes les subtilités du domaine.

Bien évidemment, l’acquisition des compétences de sophrologie ne peut se réaliser qu’à travers un programme pédagogique précis qui associe les théories et les pratiques des acquis. Cependant, il n’existe pas de diplôme d’État de sophrologue, même si certaines écoles proposent des diplômes universitaires.

De nombreux établissements dispensent des formations en sophrologie, et l’offre de formation est très diversifiée, compte tenu des différents courants qui régissent la discipline. Le choix de l’organisme de formation devra se faire donc en fonction des affinités de l’apprenant pour l’un des courants de la sophrologie :

  • écoles caycédiennes (issues de la fédération du fondateur Alfonso Caycedo),
  • écoles non caycédiennes,
  • écoles de pseudo-sophrologie,
  • écoles d’inspiration caycédienne.

L’accès aux établissements de formation en sophrologie n’exige aucun prérequis. Il est donc tout à fait possible de suivre une formation sophrologie, quel que soit le milieu professionnel de l’apprenant.